J’déprime!!
avril 27, 2007 à 9:42 | Publié dans Bayrou, humeur, Politics, Politique, Royal, Sarkozy | Laisser un commentaireEh oui, je déprime, je suis mélancolique; bref je suis pas super joyeux.
Mais pourquoi ne respires tu pas la joie de vivre me demanderez vous? Certain-es me diront qu’il n’y a pas de raison d’être mélancolique, après tout, il fait beau. D’autres me diront que j’ai bien raison et il y a de quoi.
En effet, la gauche sera absente du second tour !
Ce n’est pas vrai, me dira -t-on. Pardon? Le positionnement que prend de plus en plus Mme Royal, pour mieux faire les yeux doux à l’éléctorat de Mr Bayrou, s’apparente plus à du centre droit qu’à de la gauche. Et, ce, au risque que les électeur/trices de la gauche du PS restent couché-es dimanche 6 mai; avec les conséquences prévisibles qui vont avec. Je ne vous cache pas que je suis de plus en plus tenté de suivre cette voie, je trouverai sûrement des activités plus interessant à faire (j’ai mon mémoire de master à terminer) que de patienter dans un bureau de vote surchauffé. Cependant, je n’aime tellement pas le programme de Mr Sarkozy que j’irai vraisemblablement voter malgré tout. En plus de cela, pour rajouter à ce sombre tableau, les universités seront privatisées à la rentrée, de la façon la plus insidieuse qui soit (par derrière et sans lubrifiant!) en transformant le statut jurdique des “facs”: il suffit de les transformer en structure de droit privé et le tour est joué, ni vu, ni connu, je t’embrouille! Et nous, étudiant-es, on a soudain très mal au… porte monnaie. Et, il y a encore tout plein d’autres raisons, dans l’actualité, de déprimer.
Cependant, ce n’est pas pour cela que je suis le plus mélancolique. Ce qui me désole le plus, c’est la faiblesse des convictions et du niveau du monde politique.
Et oui, il est loin le temps où l’on se positionnait en fonction de ce que l’on pense. Ce qui est à la mode, c’est le souci de sa carrière et les règlements de comptes personnels. Quand on regarde cette partie de théâtre qu’est la scène politique, on à l’impression d’un immense Mercato. Quand on voit Mr Beggag qui se découvre centriste après quelques années de participation à un gouvernement de droite où il n’a pas vraiment brillé par sa visibilité, ne serait-ce qu’oppositionnelle. Quand on voit Mr Besson qui va soutenir Mr Sarkozy pour se venger du PS, incarnant ainsi une caricature de traitre dans une mauvaise fiction historique. Et j’en passe et des meilleures… On en vient a se demander pourquoi ces gens se sont engagés dans l’action publique: pour le bien commun de la communauté ou par vanité personnelle? La question se pose.
Tout aussi navrant, c’est de constater le nombres de personnes qui, quand ils/elles avaient mon âge, étaient trotskistes, maoistes, libertaires… Bref, militaient au sein d’une gauche anticapitaliste (à défaut d’être cohérente) et qui sont maintenant largements convertis à ce qu’ils/elles combattaient; et Mr Cohn-Bendit est loin d’être le plus navrant. Comment peut on faire un si grand écart? Serait-je moi aussi un “gros con de droite” dans 30 ou 40 ans? Encore une fois, on se demande ce qui motive l’entrée dans l’action publique.
On peut aussi se poser des questions sur le niveau de reflection des “politiques”. C’est nullissime, Que des aspects techniques, aucun débat de fond. Ahh, qu’il était beau le temps où les personnes publiques ne sortaient pas de l’ENA ou de Sciences Po. Parce que là, le niveau des question de fond est vraiment bas.
Il est tellement bas, leur niveau, qu’on peut se demander si on a encore besoins d’eux/elles. A quand l’autogestion? Et là, rien que cette perspective, ça me remonte le moral!!!
¡Que se vayan todos!
Le pari de Mr Bayrou
avril 26, 2007 à 12:20 | Publié dans Bayrou, Politics, Politique | Laisser un commentairePour quelqu’un qui aurai vécu en dehors du monde ces quelques derniers mois à qui on dirai que Mr Bayrou n’est pas présent au second tour, il/elle aurai du mal à le croire. Et pour cause, il est omniprésent.
Sa sur-médiatisation nous permet de connaître un peu mieux le personnage. On connaissait le Bayrou sobre (certain-es diraient “coincé”), voilà qu’on le découvre joueur. En effet, sa stratégie tient plus du pari que d’autre chose.
Comme il le disait au soir du 22 avril, “il y a maintenant un centre en France”; en tout cas , pour l’instant, il s’agit surtout d’une posture et, bientôt, il l’a promis, d’un parti. Un parti qui aurai un pied dans la majorité et un pied dans l’opposition. Bref, en théorie, un parti disposant d’un poid politique important puisque susceptible de faire et défaire les majorités; un peu comme le Parti Radical de la 3e République.
Cependant, il s’agit bel et bien d’un pari. En effet, la réussite de cette stratégie dépend de plusieurs paramètre qui sont encore, à l’heure actuelle, des inconnues. En effet, cette stratégie nécessite au moins deux présupposés:
- Premièrement, un groupe parlementaire suffisamment important.
- Deuxièmement, que le contexte soit marqué par une forte bipolarisation du parlement; c’est à dire une France coupée en deux sans majorité forte.
Or, cela dépendra du résultat des élections législatives. Pour ce qui est du premier paramètre, là où le bat blesse, c’est que l’UDF devra tenter d’obtenir des député-es sans accords avec l’UMP. Ce qui aura vraisemblablement pour conséquence une nette diminution démographique du groupe UDF (ou Parti Démocrate). Mais, de quelle ampleur, il est impossible de le prédire. Je ne suis pas médium et, il est aussi possible (même si la probabilité est moindre) que le centre “cartonne” aux législatives.
Pour ce qui est du second paramètre, qui sait si on assistera pas à un raz de marée rose ou bleu? Les français-es seront ils/elles tentés de rendre le pays ingouvernable?
C’est donc une stratégie à hauts risques que tente Mr Bayrou. Mais, il aurai tort de se gêner. S’il gagne son pari, cela peut se révéler très payant pour lui et ses “camarades”; à défaut de l’être pour la stabilité politique.
En tout cas, la création du Parti Démocrate pourrai avoir pour avantage de clarifier le paysage politique. En effet, la création de ce parti sera probablement marqué par un ralliement des membres les plus droitier-es du PS et des plus modéré-es de la droite. On aurai donc quelque chose de plus clair avec un droite dure-et-qui-fait-mal bien identifiée au sein de l’UMP, un centre au sein du Parti Démocrate et une gauche modérée au PS.
Il ne resterai plus qu’à mettre en place un pôle “gauche antilibérale” (ou gauche radicale) unifié et identifiable pour compléter le tout. Mais là, c’est pas gagné!
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