Gauche anticapitaliste: pour un autre futur.

avril 30, 2007 at 11:59 | In Politics, Politique, gauche alternative | Leave a Comment

Genèse:

Du 29 mai 2005 au 22 avril 2007, la chute de la gauche alternative a été lourde et les désillusions profondes. D’une nette victoire du “non” qui semblait majoritairement de gauche, comment en est on arrivé à une telle déroute; d’une si belle unité, comment est on arrivé à un tel éclatement? Pourtant, au soir du 29 mai, il y avait des raisons d’esperer. Plus encore, la multiplication des mouvement sociaux, jusqu’au paroxysme du mouvement anti LEC/CPE, pouvait laisser penser que le baromètre social donnait “à gauche toute!”. Certain-es se sont même laissé-es aller à imaginer une gauche “antilibérale” (je préfère anticapitaliste: appelons un chat un chat) unie présente au second tour des présidentielles, à l’image de ce que l’on peut voir en Amérique latine.

Cependant, nous ne sommes pas en Amérique latine. De plus, la fin pitoyable du mouvement anti LEC/CPE laissait déjà entrevoir un retour en force des logiques d’organisations ainsi que les conséquences d’un support revendicatif flou. Et, ça n’a pas raté: les collectifs unitaires, héritiers des collectifs du ”non” ont alors été frappés à leur tour par les logiques d’appareils. De cela il a résulté une plateforme commune (les 125 propositions) bancale issue de mauvais compromis entre la “base” et les différentes organisations. La gauche anticapitaliste partait donc en campagne totalement désunie et avec un programme peu précis, incomplet, voire même, parfois, incohérent; avec le résultat que l’on connait.

Pour ce qui est des législatives, la donne ne change guère: l’unité ne s’est pas améliorée et le programme n’a quasiment pas changé.  Il faut donc s’attendre a ce que le résultat soit tout aussi terrible.

Créer un nouveau souffle?

Alors, et maintenant? C’est toute la question. Une gauche alternative est elle utile? La question peut se poser. Et je repond, à l’heure où le neo libéralisme, dernier avatar d’un capitalisme odieux, prétend régir le monde et décréter la fin de l’Histoire, alors que le PS a définitivement renoncé à incarner une gauche de transformation sociale, que, oui, définitivement oui, cette gauche est utile, elle est même indispensable.

Cette gauche de transformation sociale peut elle s’unir? On me dira que non, la tradition voulant, qu’en France, la “gauche de la gauche” était, est et sera toujours dispersée (à 2 c’est une tendance, à 3 c’est… on connait le refrain). Malgré tout, si je suis progressiste, c’est que je ne crois pas aux déterminismes, qu’il soit sociaux ou génétiques; c’est que je crois que les choses peuvent changer, que les traditions peuvent être bousculées. Alors, je répond oui, cette gauche peut s’unir… peut-être.

Pour cela, il faudra d’abord repenser l’unité. La gauche de transformation sociale a évoluée, elle n’est plus seulement composée de partis. Elle est maintenant fortement composée d’individus issu-es des mouvement sociaux. Et cette irruption des mouvement sociaux sur la scène institutionnelle est un phénomène nouveau. Qui plus est cette “nouvelle” gauche revendique de vouloir changer la politique. Or, repenser la politique, c’est tenter, essayer, experimenter; c’est du mouvement perpetuel. Alors, revoyons tout, y compris nos propres moyens de fonctionner.

Repenser l’unité. Cela passe par un necessaire regard réaliste et sans auto-idéalisation de ce qu’est, actuellement, la mouvance “gauche de transformation sociale”. Et on verrai un ensemble bigarré, riche, désorganisé, au milieu duquel se trouve quelques micro partis. Or, je ne crois pas aux “avant-gardes éclairées” qui savent et aux “masses” qui suivent. Repenser l’unité, ça commence, pour ces micro partis, par le réalisme: réaliser que tout seuls dans leurs coins, ils ne sont (plus) rien. Ensuite, la démocratie, ça commence par: un être humain, un avis, une voix!

Cependant, ne soyons pas naïf/ves, ce n’est pas parce que les organisations (il n’y a pas que les partis en cause) cesserons de faire passer leurs petits calculs d’interêts avant le reste, que l’unité se fera soudainement, comme tombée du ciel (alleluhia!). Il ne faut pas se cacher que la désunion est  aussi dûe à de réelles divergences idéologiques.  Alors, que faire? On constate qu’on est pas d’accord entre nous et on retourne chacun-e chez soit faire ses 2% dans son coin en attendant que le PS veuille bien nous concéder un strapontain? Essaye-t-on de créer un grand parti de la gauche alternative qui effacerait toute les divergences? Je ne pense pas que la solution soit structurelle. Non, on prend le temps de discuter, d’avancer, de débattre. Si l’hétérogénéité de la gauche de transformation sociale est parfois un handicap, c’est aussi et surtout une force. Le métissage ne donne-t-il pas toujours de meilleurs résultats? Nous voulons changer la politique, continuons donc à aller chercher de nouvelles solutions hors de l’institutionnel, les mouvement sociaux sont riches de nombreuses solutions alternatives qui, pour beaucoup, ne demande qu’à être testée à l’échelle institutionnelle. Et c’est uniquement cela, de ces réels pratiques démocratiques, de ce laboratoire politique, que pourra émerger une gauche de transformation sociale unie, crédible et cohérente.

Oui, me dira-t-on, mais cela va prendre du temps, or il y a urgence. Oui, il y a urgence, mais il est trop tard pour être pressé-es. Nous ne sommes pas un parti, nous ne respirons pas au rythme des échéances éléctoral, nous agissons au rythme de la société réelle, à notre rythme. Prenons le temps de construire une alternative crédible enrichie des enseignement et pratiques de nos diverses luttes. Et là, parce que nous aurons prouvé que nous sommes uni-es, que nous disons ce que nous faisons et que nous faisons ce que nous disons; là seulement, nous deviendrons crédibles. Alors, laissons du temps au temps; mais ne nous endormons pas pour autant, nous n’en avons pas le temps!  

J’déprime!!

avril 27, 2007 at 9:42 | In Bayrou, Politics, Politique, Royal, Sarkozy, humeur | Leave a Comment

Eh oui, je déprime, je suis mélancolique; bref je suis pas super joyeux.

Mais pourquoi ne respires tu pas la joie de vivre me demanderez vous? Certain-es me diront qu’il n’y a pas de raison d’être mélancolique, après tout, il fait beau. D’autres me diront que j’ai bien raison et il y a de quoi.

En effet, la gauche sera absente du second tour !

Ce n’est pas vrai, me dira -t-on. Pardon? Le positionnement que prend de plus en plus Mme Royal, pour mieux faire les yeux doux à l’éléctorat de Mr Bayrou, s’apparente plus à du centre droit qu’à de la gauche. Et, ce, au risque que les électeur/trices de la gauche du PS restent couché-es dimanche 6 mai; avec les conséquences prévisibles qui vont avec. Je ne vous cache pas que je suis de plus en plus tenté de suivre cette voie, je trouverai sûrement des activités plus interessant à faire (j’ai mon mémoire de master à terminer) que de patienter dans un bureau de vote surchauffé. Cependant, je n’aime tellement pas le programme de Mr Sarkozy que j’irai vraisemblablement voter malgré tout. En plus de cela, pour rajouter à ce sombre tableau, les universités seront privatisées à la rentrée, de la façon la plus insidieuse qui soit (par derrière et sans lubrifiant!) en transformant le statut jurdique des “facs”: il suffit de les transformer en structure de droit privé et le tour est joué, ni vu, ni connu, je t’embrouille! Et nous, étudiant-es, on a soudain très mal au… porte monnaie. Et, il y a encore tout plein d’autres raisons, dans l’actualité, de déprimer.

Cependant, ce n’est pas pour cela que je suis le plus mélancolique. Ce qui me désole le plus, c’est la faiblesse des convictions et du niveau du monde politique.

Et oui, il est loin le temps où l’on se positionnait en fonction de ce que l’on pense. Ce qui est à la mode, c’est le souci de sa carrière et les règlements de comptes personnels. Quand on regarde cette partie de théâtre qu’est la scène politique, on à l’impression d’un immense Mercato. Quand on voit Mr Beggag qui se découvre centriste après quelques années de participation à un gouvernement de droite où il n’a pas vraiment brillé par sa visibilité, ne serait-ce qu’oppositionnelle. Quand on voit Mr Besson qui va soutenir Mr Sarkozy pour se venger du PS, incarnant ainsi une caricature de traitre dans une mauvaise fiction historique. Et j’en passe et des meilleures… On en vient a se demander pourquoi ces gens se sont engagés dans l’action publique: pour le bien commun de la communauté ou par vanité personnelle? La question se pose.

Tout aussi navrant, c’est de constater le nombres de personnes qui, quand ils/elles avaient mon âge, étaient trotskistes, maoistes, libertaires… Bref, militaient au sein d’une gauche anticapitaliste (à défaut d’être cohérente) et qui sont maintenant largements convertis à ce qu’ils/elles combattaient; et Mr Cohn-Bendit est loin d’être le plus navrant. Comment peut on faire un si grand écart? Serait-je moi aussi un “gros con de droite” dans 30 ou 40 ans? Encore une fois, on se demande ce qui motive l’entrée dans l’action publique.

On peut aussi se poser des questions sur le niveau de reflection des “politiques”. C’est nullissime, Que des aspects techniques, aucun débat de fond. Ahh, qu’il était beau le temps où les personnes publiques ne sortaient pas de l’ENA ou de Sciences Po. Parce que là, le niveau des question de fond est vraiment bas.

Il est tellement bas, leur niveau, qu’on peut se demander si on a encore besoins d’eux/elles. A quand l’autogestion? Et là, rien que cette perspective, ça me remonte le moral!!!

¡Que se vayan todos!

juste pour le plaisir!

avril 26, 2007 at 1:24 | In Politics, Politique, Sarkozy | 2 Comments

affiche modifiée de Sarkozy, très drôle

Le pari de Mr Bayrou

avril 26, 2007 at 12:20 | In Bayrou, Politics, Politique | Leave a Comment

Pour quelqu’un qui aurai vécu en dehors du monde ces quelques derniers mois à qui on dirai que Mr Bayrou n’est pas présent au second tour, il/elle aurai du mal à le croire. Et pour cause, il est omniprésent.

Sa sur-médiatisation nous permet de connaître un peu mieux le personnage. On connaissait le Bayrou sobre (certain-es diraient “coincé”), voilà qu’on le découvre joueur. En effet, sa stratégie tient plus du pari que d’autre chose.
Comme il le disait au soir du 22 avril, “il y a maintenant un centre en France”; en tout cas , pour l’instant, il s’agit surtout d’une posture et, bientôt, il l’a promis, d’un parti. Un parti qui aurai un pied dans la majorité et un pied dans l’opposition. Bref, en théorie, un parti disposant d’un poid politique important puisque susceptible de faire et défaire les majorités; un peu comme le Parti Radical de la 3e République.

Cependant, il s’agit bel et bien d’un pari. En effet, la réussite de cette stratégie dépend de plusieurs paramètre qui sont encore, à l’heure actuelle, des inconnues. En effet, cette stratégie nécessite au moins deux présupposés:

  • Premièrement, un groupe parlementaire suffisamment important.
  • Deuxièmement, que le contexte soit marqué par une forte bipolarisation du parlement; c’est à dire une France coupée en deux sans majorité forte.

Or, cela dépendra du résultat des élections législatives. Pour ce qui est du premier paramètre, là où le bat blesse, c’est que l’UDF devra tenter d’obtenir des député-es sans accords avec l’UMP. Ce qui aura vraisemblablement pour conséquence une nette diminution démographique du groupe UDF (ou Parti Démocrate). Mais, de quelle ampleur, il est impossible de le prédire. Je ne suis pas médium et, il est aussi possible (même si la probabilité est moindre) que le centre “cartonne” aux législatives.
Pour ce qui est du second paramètre, qui sait si on assistera pas à un raz de marée rose ou bleu? Les français-es seront ils/elles tentés de rendre le pays ingouvernable?

C’est donc une stratégie à hauts risques que tente Mr Bayrou. Mais, il aurai tort de se gêner. S’il gagne son pari, cela peut se révéler très payant pour lui et ses “camarades”; à défaut de l’être pour la stabilité politique.
En tout cas, la création du Parti Démocrate pourrai avoir pour avantage de clarifier le paysage politique. En effet, la création de ce parti sera probablement marqué par un ralliement des membres les plus droitier-es du PS et des plus modéré-es de la droite. On aurai donc quelque chose de plus clair avec un droite dure-et-qui-fait-mal bien identifiée au sein de l’UMP, un centre au sein du Parti Démocrate et une gauche modérée au PS.

Il ne resterai plus qu’à mettre en place un pôle “gauche antilibérale” (ou gauche radicale) unifié et identifiable pour compléter le tout. Mais là, c’est pas gagné!

Le “front de la haine”

avril 25, 2007 at 12:29 | In Politics, Politique, Sarkozy | Leave a Comment

Vu dans la presse. Hier, au cours d’un meeting, Mr Sarkozy a dénoncé un “front de la haine” qui serait dirigé contre lui, contre sa personnalité.

Mr Sarkozy, c’est vrai que nous n’aimons pas beaucoup votre personnalité. Cependant, ce n’est pas vous personellement que nous haïssons mais le projet de société que vous portez. Mr Fillon l’a dit, ce second tour sera une confrontation “entre deux projets de société, entre deux conceptions de l’identité nationale, entre deux manières de faire de la politique.” (Liberation.fr, 23 avril 2007). Or, justement, le projet de société que vous portez comporte presque tout ce que nous haïssons. Alors, vous aurez beau faire des yeux doux aux français-es, appeler au rassemblement, votre programme n’en changera pas pour autant et nous continurons à le détester.

Personellement, je n’adhère pas totalement au projet de Mme Royal, mais c’est peu de dire qu’il est plus compatible que le votre avec ma vision du monde; ce n’est pas difficile puisque le votre est totalement incompatible.

Alors oui, parce que nous haïssons le capitalisme et que vous êtes porteur de son évolution la plus nauséabonde, nous constiturons un front de la haine.

PCF: Le congrès du desespoir?

avril 25, 2007 at 9:04 | In Politics, Politique, gauche alternative | Leave a Comment

Hier, le conseil national du PCF, a décidé d’appeler à un congrès exceptionnel (lemonde.fr) pour la fin de l’année. Il fallait au moins ça vu l’état de crise dans lequel se trouve ce parti.

Le PCF, qui enregistre le pire désastre éléctoral de son histoire et s’interroge fortement sur la survie de son groupe parlementaire, devra au cours de ce congrès, faire des choix importants et déterminants s’il ne veut pas tout simplement disparaitre. Il devra, notamment, revoir sa strategie et adopter un positionnement lisible.

Ainsi, le Parti devra certainement faire un choix entre trois strategies:

  • Celle de la direction actuelle. C’est a dire une tentative de rassembler les antiliberaux derrière le parti. On constate actuellement que cela a logiquement échoué et conduit à une désunion de la gauche “radicale” dont on mesure déjà la dimension désastreuse. Cette strategie surréaliste semble se fonder sur le présupposé d’un PCF qui serait le moteur de la gauche antilibérale, présupposé qui n’a plus de raison d’être depuis longtemps déjà.
  • Celle des partisan-nes de R. Hue. Qui est, en gros, de faire un retour à la Gauche Plurielle. Je l’apellerai la strategie du “tout droit dans le mur”. En effet, ce positionnement fut celui des années 1990, periode où le déclin du PCF s’est le plus développé. Alors c’est vrai, quitte à enterrer le parti, autant utiliser une ligne dont on sait qu’elle ne marche pas!
  • Celle des “Refondateurs”. C’est, à mon avis, la plus réaliste des strategie. Il s’agit en gros de constater que le PCF n’a plus les moyens de faire les gros bras, que le PS n’est plus un partenaire fiable; et de se fondre intégralement dans le processus unitaire antiliberal. C’est à ce jour, la seule stratégie qui n’a pas été tentée par la direction du PCF. Cependant, si une telle strategie est mise en place, le parti ne pourra pas faire l’économie d’un débat sur l’utilité de son existence.

L’utilité de l’existence du PCF, là se situe vraisemblablement un débat majeur qui attend les communistes.

Espérons seulement que de ce congrès, il sortira une strategie lisible et des positionnements clairs afin de trancher avec le flou des consensus d’appareil et la stratégie du bricolage au jour-le-jour qui caractérisent le PCF de ces dernières années.

Il en va de la survie de ce parti.

Je me lance!

avril 24, 2007 at 12:55 | In Politique | Leave a Comment

Voilà, c’est décidé, je lance mon blog. C’est décidé aussi, il sera politique (voire parfois polémique) ou ne sera pas.

Je profite donc de cet entre deux tour d’une élection présidentielle pour me lancer. Et c’est avec morosité que je le fais.

Les élections, donc. Ségo et Sarko sont au second tour. Dites moi donc, quelle surprise! On ne s’y attendait pas du tout! En tout cas, avec un choix à faire entre la droite dure et le centre gauche, ça sent pas bon pour les petits et les sans grades. Malgré tout, mon choix est fait, ce sera Ségo (un peu à contre coeur, mais bon.). En effet, le membre de la “France qui se lève tôt et travaille dur” que je suis (étudiant salarié) est vicéralement opposé au petit Nicolas. C’est pas de ma faute, c’est une allergie; peut-être bien, même, que c’est génétique. Enfin, bref, On verra où on en est le 6 mai vers 20h.

Pour ce qui est du reste, il y en a un qui doit être sacrément embeté: c’est Bayrou. Ben oui, me pauvre, avec son statut tout neuf de 3e homme, il subit une pression mediatique hallucinante pour faire connaitre son choix pour ce second tour. Le problème, c’est qu’avec la campagne qu’il a fait, il ne peut pas prendre position pour l’une ou l’autre sans mettre par terre tout son travail des derniers mois.

La presque bonne surpris de ce scrutin, c’est l’effondrement du FN. Je dit presque bonne parce qu’il y a quand même encore autour de 13% de fachos revendiqués (Le Pen + De Villiers) dans notre pays; c’est à dire, 13% de trop.

J’ai écrit plus haut que j’était morose, en fait, je suis plutôt dégouté. Dégouté au vu du gachis immense qu’a été la désunion des antiliberaux. Certe, le “vote utile” a pas mal joué dans le désastre éléctoral de la “gauche de la gauche” mais il n’excuse pas tout. Les pinaillages du groupuscule LCR qui espère devenir grand et de Buffet qui voulait, en vain, sauver le soldat PCF on conduit a une deroute collective assez navrante. Et quand on voit comment se prépare l’unité pour les législatives, c’est mal barré.

Alors, c’est sûr, Besancenot ameliore légèrement son score, mais, à quoi bon? Je retranscrirai ici une expression sortie par un copain le soir du 22 avril: Besancenot a gagné la course de tricycle dans la course de formule1. J’aime beaucoup cette expression par ce que ce qu’elle dit est si vrai: avec leurs guéguerres d’appareils, la gauche antilibérale ne joue pas dans la même cours que les autres, les “grand-es” candidat-es. Elle en est même très loin et, hélas, je le craint, pour longtemps.

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